2022 → 2024
À 19 ans, je suis parti faire un stage en Allemagne, comme commercial international. Dès les premières semaines, j'ai observé quelque chose qui m'a marqué : les meilleurs commerciaux de l'équipe — ceux qui signaient — passaient des heures, chaque jour, à remplir un CRM. À cliquer dans des cases. À mettre à jour des champs. J'avais 19 ans, pas les compétences pour construire un outil. Mais j'ai noté.
Six mois plus tard, je passe de l'autre côté de la table : stage en tant qu'acheteur dans un grand groupe français. Et là, je comprends que ce n'est pas un problème de commerciaux. C'est un problème des deux côtés. Aucune cartographie claire, des Excel à n'en plus finir, des réunions interminables. Tout aurait pu tenir dans un seul outil. Mais cet outil n'existait pas.
Alternance
Puis vient mon alternance dans une PME française. Cette fois, plus d'observation : je deviens commercial polyvalent. J'appelle, je prospecte, je rencontre des gens. C'est ce que j'aime. C'est pour ça que j'ai choisi ce métier.
Mais chaque soir, je me retrouve devant Excel. Il faut qu'il soit à jour. Et parfait. Et complet. Ça me prend des heures. Heures que j'aurais pu passer à appeler dix autres prospects. Heures volées à mon vrai métier.
Le déclic
Et un soir, je comprends une chose simple : être commercial, ce n'est pas remplir un CRM. C'est créer du lien. C'est tisser des relations. C'est être le porte-parole de son entreprise face à un client.
On a transformé un métier profondément humain en métier de saisie. Et tout le monde fait semblant que c'est normal.
Nexum
J'ai 22 ans aujourd'hui. Je ne suis pas Salesforce. Je ne suis pas HubSpot. Je n'ai pas leur taille. Mais j'ai une chose qu'ils n'ont plus : j'ai vécu le problème il y a six mois. Pas dans un benchmark. Pas dans une étude utilisateur. Dans ma chaise, à 19h, devant mon Excel.
C'est pour ça que je construis Nexum. Pas un meilleur CRM — l'idée qu'on doit arrêter de demander aux commerciaux de faire un autre métier que le leur. Vendre redevient une rencontre.